Marseille subit des étés plus longs, des épisodes de sécheresse et des tensions sur les ressources agricoles. Face à cette urgence climatique, KEDGE Business School choisit d’activer le levier entrepreneurial.
En misant sur un incubateur AgriFoodTech, l’école accompagne des projets agri-alimentaires capables de repenser la production, la logistique et la consommation locales. Cette stratégie d’innovation AgriFoodTech nourrit un véritable entrepreneuriat à impact orienté vers des modèles alimentaires plus sobres dans toute la région Sud.
Un incubateur dédié aux projets agri-alimentaires durables en région Sud
Porté par KEDGE Business School sur son campus marseillais, le programme AgriFoodTech structure un lieu d’appui pour les jeunes entreprises agri‑alimentaires de la région Sud. À partir de cette base académique, l’équipe anime un incubateur KEDGE ouvert aux projets qui repensent la production, la transformation ou la distribution, avec un lien étroit aux réalités agricoles locales.
Installé à Marseille, le dispositif relie chercheurs, agriculteurs, restaurateurs et acteurs logistiques pour mieux coordonner les initiatives locales. Il contribue à structurer un écosystème marseillais dynamique et oriente les projets vers une agriculture durable respectueuse des ressources. Chaque équipe travaille ainsi son ancrage territorial : circuits courts, mutualisation des moyens et partenariats avec les collectivités.
Ce que le programme offre aux startups, de l’éco-conception à la mise sur le marché
Les jeunes pousses admises dans ce programme marseillais bénéficient d’un cadre structuré qui les suit depuis l’idée jusqu’aux premières ventes. Mentorat d’entrepreneurs expérimentés, appui juridique, travail sur le positionnement : chaque équipe reçoit un accompagnement sur mesure pour clarifier son modèle économique et sa stratégie de distribution, puis plusieurs leviers concrets sont mobilisés.
- Appui stratégique sur le modèle économique et la tarification des offres.
- Coaching marketing pour affiner le récit de marque et les canaux de vente.
- Tests terrain auprès de clients pilotes et retours d’usage structurés.
- Mise en relation avec réseaux de distribution et partenaires logistiques.
Les sessions collectives abordent la mise sur pied d’une chaîne de valeur sobre, depuis l’achat des ingrédients jusqu’à la logistique de distribution. Dans ce cadre, des ateliers d’éco-conception aident à repenser emballages et procédés, tandis que des rencontres avec des banques, des fonds à impact et des industriels préparent un financement industriel cohérent avec les ambitions de production.
Cinq initiatives accompagnées, des emplois créés et un chiffre d’affaires consolidé
La première promotion accueillie par KEDGE Business School rassemble cinq initiatives agri‑alimentaires aux positionnements complémentaires, de la restauration solidaire aux projets de fermentation innovante. Ces jeunes entreprises génèrent déjà des activités pérennes, avec de nouvelles embauches, une création d’emplois locale et un chiffre d’affaires qui se consolide au fil des mois.
Restaurant solidaire, transformateur de fruits et légumes, brasseur de boissons vivantes ou atelier de snacking végétal expérimentent de nouvelles façons de partager la valeur. Le développement de gammes locales, parfois basées sur des produits fermentés, s’appuie sur des modèles coopératifs qui associent producteurs et salariés, et alimente une croissance régionale plus résiliente autour de Marseille et de la région Sud.
Face au dérèglement climatique à Marseille, des réponses concrètes par l’entrepreneuriat
Le territoire marseillais subit les effets du dérèglement climatique, entre épisodes de chaleur extrême, raréfaction de l’eau et fragilisation des cultures. Dans l’ensemble de la région Sud, les agriculteurs doivent adapter leurs pratiques à des périodes de stress hydrique fréquentes, avec des sécheresses en PACA qui interrogent la capacité à nourrir les habitants.
Les projets accompagnés par KEDGE Business School répondent à cette pression par des cantines inclusives, des conserveries solidaires ou des ateliers culinaires, qui rapprochent habitants précaires et producteurs locaux. En tissant une solidarité alimentaire durable et en rapprochant productions, transformations et consommateurs, ces entrepreneurs participent à la relocalisation des filières et esquissent un système alimentaire plus sobre en ressources, mieux distribué sur Marseille et la région Sud.